
« Maghrébin », « Noir », « Tsigane » sont des exemples parmi d’autres de toute une série de catégorisations fondées sur des « origines » et qui s’appuient bien souvent sur l’apparence des individus. Ces « figures d’étranger » font l’objet de représentations stéréotypées, et dans la plupart des cas stigmatisantes. A travers plusieurs études de cas, cet ouvrage propose de déconstruire les processus de fabrication de ces altérités en analysant la façon dont différents acteurs se saisissent de ces catégorisations. Les auteures présentent ainsi leur objectif : « nous souhaitons qu’après lecture de ce livre collectif, on ne puisse plus regarder de la même façon les personnes désignées par les figures de « l’Etranger », ni écouter avec la même indulgence les discours dont elles font l’objet et qui, même les mieux intentionnés, les enferment dans leur étrangéité » (p.27).
Compte-rendu plus détaillé de Stéphanie Condon et Christelle Hamel ici.
Claire Cossée, Emmanuelle Lada et Isabelle Rigoni, 2004, Faire figure d’étranger : regards croisés sur la production de l’altérité, Armand Colin, 320p.
Source image de couverture : Armand Colin
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Marine Duc (12 décembre 2017). Lu : C. Cossée (et al.), Faire figure d’étranger : regards croisés sur la production de l’altérité (2004). Altérités. Consulté le 16 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/az99
