
Assignation à l’espace domestique, restriction d’accès à l’espace public ou encore création d’espaces “safe” sont autant de phénomènes spatiaux qui reflètent des rapports sociaux asymétriques. Du moyen d’exercer une domination à la ressource pour résister, quels rôles joue l’espace dans les rapports entre dominant.e.s et dominé.e.s ? L’ouvrage adopte une approche qui mobilise “les pensées critiques sur l’espace” et interroge les usages de l’espace par les dominant.e.s dans l’objectif d’asseoir leur pouvoir social. Mais il n’oublie pas qu’il peut également être utilisé par les dominé.e.s pour résister et contester ces rapports sociaux.
On signalera notamment la remarquable partie de l’ouvrage qui revient sur le statut épistémologique de l’espace et qui négocie avec habileté l’articulation entre ancrages empiriques et débats théoriques qui restent transversaux en géographie.
A. Clerval, A. Fleury, J. Rebotier et S. Weber (dir.), 2015, Espace et rapports de domination, Presses universitaires de Rennes, 400p.
Source image de couverture : PUR
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Marine Duc (12 décembre 2017). Lu : A. Clerval, A. Fleury, J. Rebotier, S. Weber (dir.), 2015 , Espace et rapports de domination. Altérités. Consulté le 16 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/az93
